Histoire de Mont-sur-Rolle

 



 

 



 

 

Le territoire communal fut jadis le centre de la seigneurie de Mont-le-Grand, l'une des plus anciennes et des plus importantes baronnies du Pays de Vaud, avec un château fort sis sur le Molard et dominant la contrée. A la fin du XVIIe siècle, la commune fit graver un sceau à ses armes, dont les émaux furent précisés en 1925. 

La seigneurie de Mont-le-Grand
Mont-sur-Rolle, autrefois Mont-le-Grand, fait partie du district de Rolle. Son territoire fut jadis le centre d'une des plus anciennes et importantes seigneuries du Pays de Vaud. L'origine des premiers sires de Mont est encore entourée d'une certaine obscurité. Leur souche fut probablement le seigneur Amalric, mentionné dans une donation du Bourg Sainte-Marie datée de l'an 996. Richard ne paraît, comme sire de Mont, qu'en 1346 et en 1349 dans son testament. Il eut pour successeur son fils Jean IV. La branche des coseigneurs de Mont, descendants d'Henri, semble s'être éteinte dès le XIVe siècle.

L'ancien château de Mont, dont il subsiste quelques vestiges, était érigé sur le Molard et s'appelait alors le Bourg Sainte-Marie, du nom de la chapelle qui s'y trouvait. Les seigneurs de Mont y fondèrent au XVe siècle deux autres chapelles dédiées à saint Laurent et à sainte Catherine. En 1475, lors des guerres de Bourgognes, la tour du Vieux Château fut incendiées et détruites par les Confédérés, provoquant la fuite du Sire Gérard de Mont.

La seigneurie de Mont-le-Grand fut acquise en 1553 par le trésorier Steiger, qui la  revendit l'année suivante à Jean Amédée de Beaufort, baron de Rolle. Au XVIIe siècle, la seigneurie se composait de Mont-le-Grand, Perroy, Bougy-Villars, Saint-Oyens et de la moitié d'Essertines. 

Origine du vignoble
Au XIIe siècle, des moines de Bonmont vinrent s'établir en ces lieux. Issus de l'Ordre de Cîteaux, les cisterciens étaient des défricheurs infatigables. Ils débroussaillèrent tout le coteau et y plantèrent de la vigne. Le couvent de Bonmont cultiva  ces domaines durant quatre siècles. 

Les moines tenaient à l'époque une taverne à Genève pour écouler les produits du vignoble. Las de remonter chaque soir à Bourg Sainte-Marie, au pied du château, les moines construisirent des abris à différents emplacements dans le coteau. Ceux-ci devinrent les hameaux qui aujourd'hui encore font le charme de notre commune.

Domination bernoise
Dès le 11 avril 1799, la nomination de la Régie remplace le Conseil, ou la Communauté, marquant ainsi la fin de la domination bernoise qui avait duré deux siècles et demi et ce jusqu'à l'entrée du canton de Vaud dans la Confédération.

Après la Réformation, l'église de Mont fut desservie par le  pasteur de Gimel jusqu'en 1621, après quoi elle fut rattachée à la paroisse de Rolle nouvellement constituée. Le château fut abandonné et presque entièrement détruit dès la fin de l'époque féodale. L'actuel château, qui est en fait une maison de campagne transformée au XVIIe siècle, fut acquis en 1809 par le Bernois Franz Jenner, de Köniz. Puis il fut propriété de vignerons de Mont jusqu'en 1911, année où il fut racheté par la famille Naef, de Genève. La Maison de Ville abrite les archives de Mont; le plus ancien document qui  s'y trouve a pour titre "Franchises et libertés accordées à la commune de Mont par Louis de Savoye, baron de Vaud"; il porte la vénérable date du 20  septembre 1315.

La grande salle de Mont, seule de la région pendant vingt-cinq ans, fut construite en 1913. 

D'autres immeubles sont venus depuis lors enrichir le patrimoine communal: le domaine de Grosse-Maison, acquis en 1979, dont le bâtiment principal, entièrement rénové en 1984, abrite la Maison de Commune. En 1988, Mont-sur-Rolle a vu la construction d'un nouveau collège et du batiment où sont abrités la poste, les locaux de la voirie et des pompiers et des abris de protection civile.

L'Auberge Communale et l'ancien collège, sis dans le complexe de la "Maison de Ville", ont été entièrement rénovés en 1997.